15.06.2008

Festival Premières - jeunes metteurs en scène européens 4° édition

festival première.jpgLe Festival Premières - jeunes metteurs en scène européens attire chaque année depuis 4 ans tous les passionnés de théâtre. Par sa diversité de programmation, tout le monde y trouve son compte et en plus des spectacles, c'est aussi un grand moment de rencontre.

Le Maillon et le TNS s'associent pour cet évènement et convient des metteurs en scène fraîchements diplômés à se produire sur les planches de différents théâtres à Strasbourg. Cette année le public a eut droit à des pièces venant:

  • de Belgique (Bobby Fischer vit à Pasadena et Chuck Norris doesn't sleep, he waits ...)
  • du Portugal (O Nome das Ruas)
  • de Russie (La Perspective Nevski)
  • d'Hongrie (The Frankenstein Project)
  • de la Suisse (Spieltrieb)
  • d'Allemagne (don't wanna die watching Spiderman 3 et Sinn)
  • de l'Ecole du TNS (Cris et chuchotements et Macbeth (inquiétudes))
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La perspective Nevski mise en scène par Timofey Kuljabin est librement inspirée de quatre nouvelles de Gogol ; Le nez, Le manteau, Le journal d'un fou et La perspective Nevski issus du recueil Nouvelles de Pétersbourg.

Tout de suite, un dynamisme s'installe; un des comédiens, fil rouge entre les différentes pièces, s'est installé parmi le public et se fait passer (non pour longtemps) pour un spectateur. Ses petites farces entraînent le public qui se trouve emballé dans ces histoires plus incroyables les unes que les autres. Ce spectacle est rempli de comique malgré des trames d'histoires appartenant plutôt au registre du drame. Tout est tourné à la dérision renforcé par le jeu de plusieurs bons comédiens.

Par contre, les différents récits ne s'emboîtent pas toujours de manière harmonieuse. On souhaite parfois en savoir plus et d'autre fois moins et le spectateur peut percevoir quelques longueurs.

Il y eut un autre petit défaut concernant les sur-titres qui n'affichèrent qu'une réplique sur trois. On remarquait une déception grandissante lorsque l'histoire atteignaient le point culminant où lorsque l'intonation des comédiens suggérait un sourire que l'on ne put avec une grande déception pas rendre.

Ce fut malgré tout un très bon moment, joyeux et envoûtant que l'on ne regrette pas!

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bobby vit à pasadena.jpgBobby Fischer vit à Pasadena de Lars Norén mise en scène par Peggy Thomas se situe dans le huis clos de l'appartement familial où les parents et leurs enfants se retrouvent. Porté par un décor minimaliste, où seuls quelques meubles simples sont disposés sur le plateau, une gêne est immédiatement installée. Le peu de conversation n'est pas suivi par les interlocuteurs, chacun parle dans le vide. Le fils prenant la parole subitement pour prononcer des phrases dénuées de sens et la mère parlant continuellement sans rien dire. Le père et la fille disent à peine quelques mots qui pourtant sont lourds de signification. On a devant soi une famille qui tente désespérément de trouver le bonheur mais qui se décompose.

Tout est construit sur les non-dits qui peu à peu se dévoilent mais ne sont ni compris ni acceptés. Chaque personnage de cette famille sombre seul dans le désespoir sans appui possible.

Le spectateur est rapidement happé dans cette ambiance sombre et pesante très bien jouée par les quatre comédiens appuyée par une mise en scène tout à fait adaptée.

Malgré une histoire déprimante, le public a certainement pu apprécier tout ce que cette pièce lui offrait en émotions comme en réflexions. 

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cris et chuchotements.jpgCris et chuchotements d'après l'oeuvre d'Ingmar Bergman mise en scène par Rémy Barché. On retrouve quatre soeurs dont l'environnement ne pouvait que les destiner au bonheur qui pourtant sont entrain de vivre la mort prochaine d'une d'entre elles. Chacun peut observer le comportement des différentes personnes au chevet de la mourante; "leur capacité à aimer, à donner du réconfort et à faire preuve de bonté".

On pouvait distinguer deux parties dans la pièce. La première se résume strictement aux pensées et désirs de la mourante. La deuxième, plus riche, nous montre la vie que les soeurs vivent malgré cette ambiance de mort et de maladie en plus de la condition dégressive de la malade. Alors que la domestique, Anna, est exclusivement aux soins de la soeur, les autres continuent leur vie ; séduisent le médecin, se disputent, ... Dès que son état s'aggrave dangereusement il ne reste qu'Anna pour la réconforter alors que les soeurs ne font qu'attendre, le regard pétrifié, que cela se passe.

Joué de manière tout à fait juste et précis, la pièce enveloppe rapidement le spectateur de cette ambiance tragique. (On ne peut se poser qu'une seule question... pourquoi le metteur en scène a t-il trouvé pertinent de montrer chaque comédienne à un moment de la pièce totalement nue?)

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macbeth (inquiétudes).jpgMacbeth (inquiétudes) d'après William Shakespeare et Heiner Müller mise en scène par Caroline Guiéla pouvais être particulièrement intéressant à voir cette année puisque La Mesnie H. avait déjà proposé une interprétation du Macbeth de Shakespeare. La mise en scène très élégante et moderne n'a malheureusement pas suffit à combler un jeu souvent insuffisant de la plupart des comédiens. Les scènes anthologies furent de ce fait bien pauvrement servies et décevantes.

On peut pourtant souligner un bel effort de jeu de la part de la comédienne interprétant entre autre Lady Macbeth et qui malgré un débit parfois trop rapide nous apporta la plus belle interprétation de cette pièce.

19.05.2008

"Le Ruban" de Georges Feydeau mise en scène par Frédéric Schalck

1733189543.jpg L'association La Claque présente son nouveau spectacle du 9 au 18 mai au CREPS (Koenigshoffen); Le Ruban de Georges Feydeau mise en scène par Frédérick Schalck.

Le docteur Paginet prévoit de marier sa nièce Simone à Plumarel pourtant la jeune fille aime en réalité Dardillon. Plutard les journaux annoncent que le docteur est décoré de la Légion d'Honneur. Mais les journaux ont commis une erreur, le mari n'as pas pu être décoré car il aurait assisté à un banquet réactionnaire. Pour compensation, on nomme sa femme chevalier de la Légion d'Honneur. Le docteur ne soupçonne rien et s'imagine, très heureux, que sa femme est également décorée.

624959433.jpgLes quiproquos s'enchaînent et se multiplient et à peine sortis de l'un, d'autres se créent immédiatement. Les fils s'emmêlent et l'on a peine à croire qu'ils pourront tous être démêlés à la fin de la pièce. Pourtant ce fut le cas, tout rentra dans l'ordre et se termina le mieux du monde!

L'histoire tout à fait "molièresque" à son commencement, avec des jeunes premiers qui s'aiment mais la fille qui est promise à un autre, un quiproquo avec le père où la fille pense à son amant et le père à celui qu'il compte donner à sa fille, peut se révéler un peu ennuyeuse mais l'on retrouve rapidement le style de Feydeau. Le docteur Paginet se ridiculisant par son désir si intense de posséder la Légion d'Honneur, les combines de sa nièce Simone pour épouser celui qu'elle aime, ce dernier s'y pliant docilement forment un comique très divertissant. Les jeux de mots subtils et les nombreux quiproquos ainsi qu'une thématique inhabituelle rendent cette pièce très agréable.

1602243753.jpgOn y retrouve plusieurs comédiens de La Mesnie H. tels que Bruno Amnar (Plumarel), Pierre Mirgaine (Dardillon) et Frédéric Schalck (Rasanville). Le jeu d'Erik de Mautort (Paginet) est à souligner tant il interprête bien son personnage et nous fais rire. On ne pourrait que complimenter tout les comédiens dont le jeu est si juste et s'intègre parfaitement au style de l'auteur.

Belle adaptation de la pièce de Feydeau avec une mise en scène de l'époque sans pourtant se rabaisser qu'aux costumes et oublier le jeu... à voir ou à revoir!

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09.03.2008

"Macbeth" de William Shakespeare mise en scène par Jacques Bachelier

2022547328.jpgLa Mesnie H, après le Malade Imaginaire de Molière revient avec une nouvelle pièce, Macbeth de Shakespeare surnommée souvent la "pièce écossaise". Celle-ci est représentée au théâtre de la boîte noire au CREPS (Koenigshoffen) mise en scène par Jacques Bachelier.

Macbeth, guerrier renommé en Écosse, rencontre un soir trois sorcières. L'une d'entre elles, en plus d'autres prédictions flatteuses, lui prédit qu'il deviendra roi. Macbeth voyant les autres prédictions se réaliser les unes après les autres ne peut plus attendre la réalisation de la plus exceptionnelle et décide de tuer le roi avec la complicité de sa femme. A partir de là, se déclenche une spirale infernale qui le conduira à assassiner de plus en plus de personnes. L'Écosse ressemble à un bain de sang où tous les habitants craignent pour leur sûreté. Pendant ce temps, le roi et la reine n'arrivent plus à assumer l'horreur de leurs actes. Macbeth est pris de visions tandis que Lady Macbeth finit par s'ôter la vie. A la fin, Macbeth est assassiné par l"homme qui n'est pas né d'une femme" puis un autre roi prend sa place.

Durant toute la pièce, la salle demeure dans la pénombre et le brouillard. Le plateau est divisé en deux en diagonale grâce à un rideau transparent maculé de sang où sont projeté des images. Côté cour, se trouve une sorte d'échafaudage qui sert de tour dans les divers manoirs des personnages. Le metteur en scène a renforcé la présence des sorcières en leur donnant plusieurs rôles ce qui fait croire au spectateur à l'omniprésence d'une ambiance maléfique. Les trois comédiens (Yvon Wust, Bruno Amnar et Caterina Autelitano) tenant les rôles des sorcières interprètent leurs différents personnages avec virtuosité tandis que les autres comédiens sont peut-être un peu moins crédibles. Le jeu de Daphné Proisy (Lady Macbeth) nous déçoit alors que Jacques Bachelier qui tient le rôle titre malgré un jeu assez impressionnant nous avait, durant les précédentes pièces, habitué à mieux.

La "pièce écossaise" passe encore jusqu'au 22 mars, malgré certains acteurs dont on peut espérer plus, la mise en scène de Macbeth et le jeu des autres vaut tout à fait le détour jusqu'à Koenigshoffen.

21.12.2007

"Ivanov" d'Anton Tchekhov mise en scène par Tamas Ascher

7e5248099e89ea70c67fab5123759864.jpgIvanov d'Anton Tchekhov est représenté au Théâtre National de Strasbourg du 18 au 21 décembre 2007 à 20h dans la salle Bernard-Marie Koltès. 

Ivanov passe ses journées à analyser sa vie avec son passé, son présent, son futur. Il ferme les yeux sur tout ce qui l'entoure et se repli sur lui-même ce qui le mène à une dépression. Il ignore sa femme mourante et n'arrive pas à résister à l'amour d'une jeune fille, Sacha, qui tente tout pour le distraire.

Malgré une ambiance que l'on peut redouter pesante, Tchekhov y mêle un humour noir très bien choisi et parfaitement bien compris par Tamás Ascher, le metteur en scène. Celui-ci permet de ne pas s'appesantir plus que nécessaire sur une tristesse non voulue car cette pièce est définie de manière juste comme un « vaudeville de la banalité ».

c2d4ad8c0eed9345336aad83b6ae6917.jpgContrairement au Mendiant ou la mort de Zand, le Roi Lear et le Théâtre ambulant de Chopalovitch où tout l'intérêt de la pièce semblait reposer sur l'originalité de la mise en scène et des décors, ce ne fut pas le cas chez Ivanov. Elle y avait cependant son intérêt et son absence aurait gêné sa compréhension pourtant elle permettait de s'attacher plus particulièrement au jeu des acteurs, à l'ambiance qui s'en détachait, au rapport entre les différents personnages. La mise en scène posait et expliquait le lieu; la pauvreté, l'humidité dans les année 60, 70 tandis que les comédiens faisaient vivre le texte de Tchekhov. Beaucoup de personnages y étaient très attachants et Asher n'hésita pas à renforcer l'aspect comique de la plupart des situations. On ne saisissait à peine les rôles principaux tant les autres étaient joués avec précision et semblaient tous avoir une importance égale. La scène fourmillait de personnages et l'on ne savait parfois plus où poser notre regard tant chaque geste nous importait. Cette mise en scène très riche ne laissait jamais l'oeil se reposer et lui permettait tout le long de la pièce d'observer avec minutie des détails qui n'en étaient plus.

11.11.2007

"Le malade imaginaire" de Molière mise en scène par Jacques Bachelier

09c4e729a5fdb940b691d0100eb9b337.jpg La compagnie La Mesnie H, dirigée par Jacques Bachelier et dont les acteurs sont des élèves ou anciens élèves du Conservatoire, explore chaque année deux pièces du répertoire théâtral classique. Cette année, Molière est à l'honneur avec le Malade imaginaire ainsi que Shakespeare avec Macbeth.

Dans le Malade Imaginaire, Argan s'estimant fort malade veut marier sa fille Angélique à un médecin, Thomas Diafoirus. Pourtant, elle aime Cléante et refuse son prétendant. Argan explosant de rage veut la déshériter au profit de Béline son épouse. Toinette, la servante, soutiendra Angélique et fera tout pour réaliser le bonheur des deux jeunes amants.

La scène est coupée en diagonale par un rideau de théâtre et un tul noir derrière lequel se font plusieurs apparitions et entrées. Dans cette petite salle du C.R.E.P.S., les acteurs ont une très grande proximité avec le public, se trouvant souvent à un mètre du premier rang. Le mise en scène et le jeu des acteurs permet de découvrir un Molière nouveau, moderne accessible pour tous les âges. Les rôles moins importants sont mis en avant par leur caractère comique (le notaire ainsi que le père et fils Diafoirus) tandis que l'on en oublie pas les plus importants non plus.

Les deux heures (avec entracte) s'écoulent rapidement car le public est pris dès le début par cette histoire comique et attachante.

Il est bon de précisez que certains rôles sont joués en alternance notamment celui d'Argan interprété par Raphaël Scheer et Marc Schweyer qui le présente de manière très différente mais tout aussi bien ainsi que celui d'Angélique. 

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Le Malade imaginaire de Molière mise en scène par Jacques Bachelier - représentations du 13 novembre au 9 décembre inclu mardi, jeudi, vendredi et samedi à 20h30 et dimanche à 17h. possibilité de représentations scolaires sur demande les lundi, mardi, jeudi et vendredi à 14h: contacter Anne Bothorel au 03 88 35 76 10. Pour plus de renseignements consulter le site La Mesnie H.An

14.10.2007

"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset mise en scène par Philippe Faure

378805d677fc8a71833b39b04ccbda69.jpgOn ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset est représenté encore jusqu'à aujourd'hui aux Taps Scala. Ce classique publié en 1834 a été mis en scène par Philippe Faure.

Il est question du mariage de Camille et Perdican organisé à leur insu depuis longtemps. Tout semblait pouvoir se dérouler à merveille, Perdican devenu docteur devait épouser Camille qui vient de sortir du couvent. Pourtant rien ne se passe comme prévu. Camille refuse d'avouer son amour à Perdican, ce dernier, perdu, n'arrive plus à lire ni à comprendre ses propres sentiments. Il commence à séduire Rosette une fille du village "sans nom" pour provoquer Camille et s'assurer qu'elle n'a aucun sentiment pour lui. Camille invite Rosette à l'écouter déclarer sa flamme à Perdican qui en fait de même. Les deux fiancés, mettant enfin des mots sur ce que leurs coeurs éprouvaient, ne réalisent pas la blessure qu'ils créent chez Rosette. Cette dernière finit par mourir de chagrin et de désespoir lorsqu'elle comprend que Perdican ne lui promettait le mariage uniquement pour déclencher la jalousie de Camille.

La moitié de la scène était recouverte de gazon surélevé sur lequel se mouvaient les comédiens. Les costumes qui n'étaient pas d'époque mais originaux permettaient de pouvoir rendre plus actuelle une aventure que l'on peut considérer comme datée. Le texte malgré un débit très rapide se comprenait aisément et ne semblait pas avoir été écrit il y a bientôt deux cent ans. Les questions que se posaient les principaux protagonistes semblaient encore d'actualité quoique pas toujours naturelle dans la bouche de la comédienne interprétant Camille. Perdican a été joué avec beaucoup de naturel et d'aisance. Il est par contre dommage que l'on ait fait recroqueviller Perdican sur lui-même lorsqu'il apprend la mort de Rosette. On pouvait s'attendre à voir son visage ravagé par la conscience de l'erreur et comprendre que l'"on ne badine pas avec l'amour".

30.09.2007

Théâtre - saison 2007/2008

Les présentations de saison se closent et les théâtres ouvrent peu à peu leurs portes. Après un été peu dynamique, chacun se presse pour entrer enfin dans les salles quittées depuis trop longtemps.

Le TNS ouvre sa saison avec une création; Meilleurs souvenirs de Grado de Franz Xaver Kroetz mise en scène par Benoît Lambert. Je me permets de vous proposer une sélection parmis les pièces représentées au TNS:

  • Le Mendiant ou la mort de Zand de Iouri Olecha mise en scène par Bernard Sobel (du 12 au 26 octobre 2007)
  • Le Roi Lear de William Schakespeare mise en scène par Jean-François Savadier (du 8 au 24 novembre 2007)
  • Ivanov de Anton Tchekhov mise en scène par Tamas Ascher (du 18 au 21 décembre 2007) - en hongrois surtitré
  • Massacre à Paris de Christopher Marlowe mise en scène par Guillaume Delaveau (du 11 au 18 janvier 2008)
  • Edouard II de Christopher Marlowe mise en scène par Anne-Laure Liégeois (du 25 janvier au 1er février 2008)
  • Tartuffe de Molière mise en scène par Stéphane Braunschweig (du 29 avril au 27 mail 2008)
  • Ulrike Maria Stuart de Elfriede Jelinek mise en scène par Nicolas Stemann (du 17 au 20 juin 2008)

Concernant Le-Maillon qui débute sa saison avec Les arpenteurs, je vous recommande:

  • Hey Girl! de Roméo Castellucci (du 14 au 17 novembre 2007)
  • Glass tooth de Saburo Teshigawara (le 1er et 2 février 2008)
  • Bérénice de Racine mise en scène par Jean-Louis Martineli (du 26 au 29 mars 2008)
  • Maria Stuart de Friedrich Schiller mise en scène par Luk Perceval (le 4 et 5 avril 2008)
  • Myth de Sidi Larbi Cherkaoui (le 25 et 26 avril) - attention peu de places sont encore disponibles!

Des extraits vidéo de ces pièces sont disponibles sur le site du Maillon.

Les Taps ont une rentrée plus tardive, la première représentation ayant lieu le 11 octobre. Je vais également vous présenter mes suggestions:
  • On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset mise en scène par Philippe Faure (du 11 au 13 octobre 2007)
  • Ça le désordre d'Odile et Michel Massé mise en scène par Michel et Odile Massé (du 23 au 25 novembre 2007)
  • Yann Aurélia, mon amour d'après Marguerite Duras mise en scène par Marie-Josée Kahn (du 8 au 13 janvier 2008)
  • Le jeu de l'amour et du hasard de Marivaux mise en scène par Dominique Serron (du 24 au 27 janvier 2008)
  • Encore une fois si vous permettez? de Michel Tremblay mise en scène par Laurent Crovella (26 et 27 février 2008)
  • Les témoins de Philippe Blasband mise en scène par Philippe Blasband ( du 14 au 16 mars 2008)
  • La vie est un songe de Pedro Calderon de la Barca mise en scène par Pierre Diependaële (du 25 au 30 mars 2008)
  • Soie d'après le roman d'Alessandro Baricco mise en scène par Patrick Haggiag (du 30 mai au 1er juin 2008)

02.07.2007

Théâtralis - Festival de Théâtre amateur - 7ème édition

bb761060522872bf698e14f33a21544f.jpgLa 7ème édition de Théâtralis, festival de théâtre amateur débute le 5 juillet et se clôt le 11 juillet. Voici un aperçu rapide du programme.

2 lieux, Taps Gare et Hall des Chars avec une multitude de pièces de théâtre interprétées par des comédiens amateurs. 

Pour des renseignements tapez le 06 77 79 23 09.

Pour des réservations composez le numéro de téléphone de la caisse du soir: 03 88 81 35 46 ou écrivez un courriel à l'adresse suivante theatralis@trois11.org

24.06.2007

"Les enfants du soleil" de Maxime Gorki (TNS)

8c042414bdaa0657aaa415bdf69d4090.jpgLa troisième année de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique de Strasbourg présente un "Atelier-spectacle de sortie". Cette année se fut l'honneur du groupe XXXVI dirigé par Alain Françon qui a quitté l'Ecole du TNS avec une pièce merveilleuse Les enfants du soleil de Maxime Gorki.

Les enfants du soleil magnifiquement interprété par les élèves du Conservatoire raconte l'histoire d'une famille d'intellectuels au début du XXème siècle repliée sur elle-même. On observe Protassov (Léo-Antonin Lutinier) qui passe son temps à réaliser des expériences, glorifiant les humains le menant à un comportement clownesque. Il "peut voir l'infiniment grand (le soleil) et l'infiniment petit (la cellule d'algue) [mais] parvient difficilement à ajuster sa vision à hauteur de l'homme " (Adèle Chaniolleau). Il ne comprend que peu les pensées de ceux qui l'entourent et s'étonne de ce que le spectateur a réalisé après les dix premières minutes de la pièce. On l'aperçoit tomber des nues lors de l'enchaînement des déclarations d'amours et de séparation. Il y a aussi le peintre Vaguine (Sébastien Pouderoux) qui soutient la thèse de l'art pour l'art où la beauté prime sur l'utilité des choses. Il faut ensuite mentionner Liza (Julie Lesgages) qui après avoir vu l'exécution d'un ouvrier par la police lors des manifestations de 1905 le Dimanche rouge, reste pour toujours instable et se voit considérée "malade" par tout son entourage. Elle tente de parler de ce qu'elle ressent mais personne ne la comprend ni ne la croit. Elle exprime son malheur toute seule devant un auditoire sourd et se transforme en métaphore de la société malade que l'on refuse de diagnostiquer.

Cette pièce d'une actualité surprenante dresse le portrait d'une "communauté humaine" où personne ne se comprend. Chaque individu est condamné à demeurer dans ses pensées faute d'être compris par les autres. Les dialogues n'ont pas de sens et malgré la multitude de personnages, il émerge de cette pièce une grande solitude.

Les enfants du soleil dominé par un jeu impeccablement maîtrisé des acteurs fait naître des sourires sur les bouches du public. Ceux-ci sont créés par l'humour noir de cette pièce dont le thème central est pourtant très loin de servir une comédie.

Pour ceux ou celles qui auraient raté cette pièce formidable ils peuvent la voir (ou revoir) au Théâtre National de la Colline à Paris, petit théâtre du 28 au 30 juin à 20h.

18.06.2007

Brunch-rencontres au Maillon-Wacken

Des brunch-rencontres ont été organisées dans le cadre du Festival Premières jeunes metteurs en scène européens. Elles se passaient au Maillon (Wacken) et ont réunies tous les metteurs en scène du festival. Ils se divisaient en deux jours et commençaient à 11h30.

La troisième édition de ce festival ne comportait que peu de textes classiques. Il y a eu une grande présence de matériel audiovisuel et le côté musical a été utilisé comme outil théâtral.

Le samedi 16 juin 2007 étaient présent

  • Julia Hölscher de Das Mädchen aus des Streichholzfabrik
  • Anna Tuhot du groupe Toc de mon bras (mobile)
  • Nicola Nord&Co. de little red "herstory"
  • Agnieska Olsten de Lincz
  • Arnaud Anckaert de La Ménagerie
  • Gianina Carbunariu de mady-baby.edu
  • Maria Jerez de El caso del Spectador
  • Alexander Charim de Liebe 1968
Chez Julia Hölscher ont a pu remarquer que les acteurs viennent de formations différentes comme par exemple de l'improvisation pour certains alors qu'elle même a étudié précisément la mise en scène. Elle considère cette pièce comme un travail d'école où l'acteur le plus âgé de la troupe lui a été d'une grande aide.
Le groupe Toc ne considère pas le plateau comme un objet sacré. Cette troupe qui s'est connue au conservatoire prend le texte comme matière. Il est très important pour eux que tous les choix soient collectifs.
En ce qui concerne Nicola Nord&Co., ils se sont énormément basés sur des références historiques et culturelles du XXème siècle dont le thème est la disparition du XXème siècle. Pour cette pièce, ils ont interviewé d'anciens communistes car ils veulent mettre sur scène la perspective du communisme de l'Ouest. little red "herstory" est considérée par eux comme une sorte de "chat" scénique sur le communisme.
El Caso del Spectador se crée à travers un langage cinématographique avec un ton scénique.
Liebe 1968 a été réalisé dans le cadre d'un projet d'étude avec comme objectif de parler de la génération des soixante-huitards au théâtre. Le metteur en scène reproche au théâtre de ne pas raconter les histoires d'aujourd'hui.

Dimanche 17 juin 2007, on pouvait écouter

  • Anne-Cécile Vandalem et Jean-Benoît Ugueux de Hansel et Gretel
  • Giuseppe Massa et Guiseppe Provinzano de Sutta Scupa
  • Diana Dobreva de Medaedem
Le metteur en scène de Sutta Scupa cherche à mettre les acteurs au centre avec presque rien d'autre. Pour lui, cette pièce possède une problématique contemporaine. Tous le spectacle est en sicilien et pour justifier son choix, il a cité un extrait du Manifeste du théâtre de Pasolini qui soutenait que le théâtre ne peut être bon que si l'on y parle le patois. Cette pièce cherche entre autre à faire émerger les différences entre les cultures à l'heure de la mondialisation. Le sicilien était pour lui un symbole de recherche d'une grande communication et également un choix de poétique et de dramaturgie.

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