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15.06.2008
Festival Premières - jeunes metteurs en scène européens 4° édition
Le Festival Premières - jeunes metteurs en scène européens attire chaque année depuis 4 ans tous les passionnés de théâtre. Par sa diversité de programmation, tout le monde y trouve son compte et en plus des spectacles, c'est aussi un grand moment de rencontre.
Le Maillon et le TNS s'associent pour cet évènement et convient des metteurs en scène fraîchements diplômés à se produire sur les planches de différents théâtres à Strasbourg. Cette année le public a eut droit à des pièces venant:
- de Belgique (Bobby Fischer vit à Pasadena et Chuck Norris doesn't sleep, he waits ...)
- du Portugal (O Nome das Ruas)
- de Russie (La Perspective Nevski)
- d'Hongrie (The Frankenstein Project)
- de la Suisse (Spieltrieb)
- d'Allemagne (don't wanna die watching Spiderman 3 et Sinn)
- de l'Ecole du TNS (Cris et chuchotements et Macbeth (inquiétudes))

La perspective Nevski mise en scène par Timofey Kuljabin est librement inspirée de quatre nouvelles de Gogol ; Le nez, Le manteau, Le journal d'un fou et La perspective Nevski issus du recueil Nouvelles de Pétersbourg.
Tout de suite, un dynamisme s'installe; un des comédiens, fil rouge entre les différentes pièces, s'est installé parmi le public et se fait passer (non pour longtemps) pour un spectateur. Ses petites farces entraînent le public qui se trouve emballé dans ces histoires plus incroyables les unes que les autres. Ce spectacle est rempli de comique malgré des trames d'histoires appartenant plutôt au registre du drame. Tout est tourné à la dérision renforcé par le jeu de plusieurs bons comédiens.
Par contre, les différents récits ne s'emboîtent pas toujours de manière harmonieuse. On souhaite parfois en savoir plus et d'autre fois moins et le spectateur peut percevoir quelques longueurs.
Il y eut un autre petit défaut concernant les sur-titres qui n'affichèrent qu'une réplique sur trois. On remarquait une déception grandissante lorsque l'histoire atteignaient le point culminant où lorsque l'intonation des comédiens suggérait un sourire que l'on ne put avec une grande déception pas rendre.
Ce fut malgré tout un très bon moment, joyeux et envoûtant que l'on ne regrette pas!
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Bobby Fischer vit à Pasadena de Lars Norén mise en scène par Peggy Thomas se situe dans le huis clos de l'appartement familial où les parents et leurs enfants se retrouvent. Porté par un décor minimaliste, où seuls quelques meubles simples sont disposés sur le plateau, une gêne est immédiatement installée. Le peu de conversation n'est pas suivi par les interlocuteurs, chacun parle dans le vide. Le fils prenant la parole subitement pour prononcer des phrases dénuées de sens et la mère parlant continuellement sans rien dire. Le père et la fille disent à peine quelques mots qui pourtant sont lourds de signification. On a devant soi une famille qui tente désespérément de trouver le bonheur mais qui se décompose.
Tout est construit sur les non-dits qui peu à peu se dévoilent mais ne sont ni compris ni acceptés. Chaque personnage de cette famille sombre seul dans le désespoir sans appui possible.
Le spectateur est rapidement happé dans cette ambiance sombre et pesante très bien jouée par les quatre comédiens appuyée par une mise en scène tout à fait adaptée.
Malgré une histoire déprimante, le public a certainement pu apprécier tout ce que cette pièce lui offrait en émotions comme en réflexions.
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Cris et chuchotements d'après l'oeuvre d'Ingmar Bergman mise en scène par Rémy Barché. On retrouve quatre soeurs dont l'environnement ne pouvait que les destiner au bonheur qui pourtant sont entrain de vivre la mort prochaine d'une d'entre elles. Chacun peut observer le comportement des différentes personnes au chevet de la mourante; "leur capacité à aimer, à donner du réconfort et à faire preuve de bonté".
On pouvait distinguer deux parties dans la pièce. La première se résume strictement aux pensées et désirs de la mourante. La deuxième, plus riche, nous montre la vie que les soeurs vivent malgré cette ambiance de mort et de maladie en plus de la condition dégressive de la malade. Alors que la domestique, Anna, est exclusivement aux soins de la soeur, les autres continuent leur vie ; séduisent le médecin, se disputent, ... Dès que son état s'aggrave dangereusement il ne reste qu'Anna pour la réconforter alors que les soeurs ne font qu'attendre, le regard pétrifié, que cela se passe.
Joué de manière tout à fait juste et précis, la pièce enveloppe rapidement le spectateur de cette ambiance tragique. (On ne peut se poser qu'une seule question... pourquoi le metteur en scène a t-il trouvé pertinent de montrer chaque comédienne à un moment de la pièce totalement nue?)
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Macbeth (inquiétudes) d'après William Shakespeare et Heiner Müller mise en scène par Caroline Guiéla pouvais être particulièrement intéressant à voir cette année puisque La Mesnie H. avait déjà proposé une interprétation du Macbeth de Shakespeare. La mise en scène très élégante et moderne n'a malheureusement pas suffit à combler un jeu souvent insuffisant de la plupart des comédiens. Les scènes anthologies furent de ce fait bien pauvrement servies et décevantes.
On peut pourtant souligner un bel effort de jeu de la part de la comédienne interprétant entre autre Lady Macbeth et qui malgré un débit parfois trop rapide nous apporta la plus belle interprétation de cette pièce.
15:36 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : festival première, 2008, jeunes metteurs en scène européens, strasbourg, bobby fischer vit à pasadena, cris et chuchotements, macbeth (inquiétudes)















