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18.02.2008

"Requiem pour un massacre" d'Elem Klimov

2f5de76d3430fdb7c53ceaf441822f14.jpgRequiem pour un massacre d’Elem Klimov est fréquemment considéré comme « le meilleur film de guerre jamais réalisé » (JG Ballard). Le titre accrocheur est une traduction erronée du titre original beaucoup plus significatif Иди и смотри (Va et regarde). Il emporte le spectateur à travers le regard d’un garçon de 15 ans qui s’engage chez les partisans malgré l’opposition farouche de sa mère. Lorsqu’il revient dans son village pour prendre des nouvelles de sa famille, il n’y retrouve que les corps des villageois et commence à perdre la raison. En errant sur les routes de la Biélorussie, il assiste au massacre d’un autre village par les troupes nazies et fait partie des rares survivants de l’apocalypse.

1f27c337bccddafebad24691e91b919c.jpgCe film peut pour certains spectateurs ne pas parraître attrayant à cause de sa date de réalisation pas très récente, 1985, et par la langue, le russe pourtant ces barrières ne peuvent pas être considérées comme telles. Ce film n’est pas encore un autre film sur la guerre, c’est « la guerre elle-même » (Evene). Il dépasse toutes les scènes sanguinolentes vues et revues qui n’émeuvent aujourd’hui plus personne. Ce film est dénué de tous les codes hollywoodiens. On ne retrouve dans ce film aucun but précis en dehors de celui de dénoncer les atrocités de la guerre. On observe le protagoniste errer dans le chaos fixé sur sa survie rendu momentanément sourd par les éclats d’obus et statique ne réagissant plus à rien avec une continuelle expression de terreur.

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Les critiques de cinéma font souvent référence à Apocalypse Now de Francis Ford Coppola pour des raisons diverses. Il me semble qu'il y a un point commun marquant entre ces deux films même si leur réalisation est très différente. Le personnage principal assiste dans les deux cas en tant qu'acteur impuissant à la descente en enfer et la folie humaine provoquée par la guerre. Les deux films laissent l'impression marquante et incroyablment réelle que la guerre met en place l'enfer sur Terre. Ce sentiment se retouve dans le film de Coppola particulierement bien à travers la scène du pont où plus aucun soldat n'obéit aux ordres d'un chef; il n'en existe plus et tout n'est plus qu'une question de survie et de massacre.

 

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Voici un site fournissant une critique intéressante et détaillée sur Requiem pour un massacre.