« Luc Arbogast - un chanteur hors du commun | Page d'accueil | Raphaël Nadjari »

07.06.2007

Jean d'Ormesson à la librairie Kléber

f64494562bd021739033706476438a83.jpg"Né d'un père ambassadeur du Front populaire et ami de Léon Blum, Jean d'Ormesson se voit dispenser une éducation privilégiée, dans le respect des valeurs traditionnelles. Evoluant dans un cadre libéral, il entame un parcours sans entrave. Elève brillant, il accumule très vite les diplômes : agrégé et diplômé d'études supérieures de philosophie, normalien... Cet érudit ne s'arrêtera pas là. Jean Lefèvre, comte d'Ormesson, embrasse une carrière de haut fonctionnaire devenant président du conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l'Unesco. Il s'essaie également à l'écriture : L'Amour est un plaisir, Du côté de chez Jean. Ses oeuvres dénotent insouciance et joie de vivre. Mais c'est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de La Gloire de l'Empire, Grand Prix du roman de l'Académie française. Académicien, il ne néglige pas pour autant son statut de directeur au journal Le Figaro. Aspirant à un monde 'traditionnellement moderne', il insuffle à ses écrits un peu de lui et ce n'est pas pour déplaire ! Mais, il ne fait pas que parler de lui-même et transmet à la nouvelle génération des réflexions philosophiques comme Le Rapport Gabriel ou encore Presque rien sur presque tout. En 2003, C'était bien raconte la vie de l'auteur et anticipe même sa mort. Avec Une fête en larme en 2005, il tente l'originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste. Enfin en 2006, il se laisse aller et publie La Création du monde, roman d'un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire. En 2007, Jean d'Ormesson sort un nouveau livre, Odeur du temps." (Evène)

La librairie Kléber a invité Jean d'Ormesson à Strasbourg à l'occasion de la parution d'un recueil de chronique Odeur du temps publié aux Editions Héloïse d'Ormesson en présence de Laurent Hussert et Hervé Levy (journalistes).

La rencontre a commencé par une très brève présentation de l'auteur puis les questions ont tout de suite enchaînées. Jean d'Ormesson rattachait chaque question posée à un souvenir ou une anecdote et s'exprimait avec aisance et humour. Le public a fait le tour de la famille et a pu écouter toutes sortes d'histoires concernant sa mère sur laquelle il voulait écrire après sa mort malgré les critiques de son entourage, sur son père, son frère qui serait "un cancre parfait" mais qui tout de même est rentré à l'ENA. Il aurait du sortir premier mais sa copie bien que excellente comportait tellement de fautes d'orthographe que les professeurs devaient la lire à voix haute pour la comprendre. A cause de ce défaut, il a obtenu la seconde place. Il nous proposa une citation de sa fille qui selon une personne du public définissait clairement la différence entre le journaliste et l'écrivain : lorsque J. d'Ormesson écrit très vite, il en sort un article de journal, quand il n'écrit rien cela donne souvent un roman. Malgré ces petites histoires, anecdotes, il est très dommage que J. d'Ormesson n'ait pas plus parlé de lui en tant qu'auteur et non en tant que personne. Les journalistes tentaient à chaque nouvelle question de l'aiguiller vers le livre nouvellement paru sans toujours beaucoup de succès.

A la fin de l'entretien, nous en savions plus sur sa famille et ses petites histoires parfois inédites que sur son parcours "d'homme de lettre" (même s'il ne se considère pas comme un), de directeur du Figaro, du romancier. Dommage...

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://critique-theacinelitte.hautetfort.com/trackback/1082534

Ecrire un commentaire